Les couvre-chefs estudiantins

Le bonnet de l’étudiant existait au Moyen-Âge dans toutes les universités d’Europe.
Il était reçu par les gradués lors d’une cérémonie mi religieuse, mi folklorique, nommée Beretizatio.
La coiffe de François Rabelais est la marque de son grade universitaire, puisqu’elle représente son doctorat. Nul doute qu’une autre cérémonie avait lieu pour fêter l’événement.
Selon Jean-Denys Boussart , une description montre qu’aux alentours de 1820, les étudiants sont vêtus d’un pantalon et d’un frac noir descendant à la hauteur des genoux fait en mouchoir, fermé par une large ceinture de velours noir et d’une boucle d’acier, la tête couverte d’une espèce de bonnet. Monsieur Boussart s’interroge sur cet étrange uniforme qui est vraisemblablement celui de la burschenschaft, association d’esprit libéral constituée en 1817 ; elle groupe à l’origine les étudiants de l’université d’Iéna et rallie ensuite les étudiants des autres universités allemandes.
Aux alentours de 1850, se promener nue tête n’était pas normal. Cela favorisa l’extension de la coiffe estudiantine européenne telle que nous l’entendons à présent.
Nous en trouvons dans pratiquement tous nos folklores ; en Belgique, en France - à l’exception des gadzarts, en Italie, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, …
En Belgique, nous dénombrons beaucoup de couvre-chefs différents. Certains ont disparus, d’autres sont toujours en activité.
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