La penne

Publié le par commandant RoSWeLL

La penne

Après les baptêmes, il est alors permis au garçon ou à la fille de porter une penne ou une casquette sans visière. Le bleu et la bleue restent donc ce qu’ils sont, non pas jusqu’à leur baptême, non pas jusqu’à ce qu’ils aient passé une session d’examens (car s’ils ratent la première année, ils deviennent des « doubles-bleus », ou éventuellement même des « triples-bleus »), mais jusqu’à ce qu’ils aient réussi une session d’examens. Ils acquièrent alors la dénomination glorieuse et enviée de « poil » ou « plume ».

Une session réussie autorise à mettre sur sa penne l’étoile jaune de l’année suivante ; une année manquée, une blanche. Ce qui fait que les bleus ont déjà droit à une étoile.

Les étoiles qui correspondent aux études que vous faites se fixent devant. Si vous faites des compléments, vous pouvez en rajouter sur un morceau de ruban de couleur différente sur le côté. Si vous vous êtes essayé à une faculté avant que vos échecs successifs et répétés vous aient appris que vous n’y valiez rien et que vous vous dirigez ensuite vers une autre école, vos étoiles sur couleur différente peuvent toutes se porter ensemble.

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Alors que pour tous les autres étudiants, la penne est blanche avec un ruban variable, les polytechniciens se distinguent de leur masse méprisable par une penne noire à ruban de même couleur sur lequel ils fixent des boulons au lieu d’étoiles, et blancs au lieu de jaunes et jaunes au lieu de blancs.
Pour éviter que sa penne ne s’envole ou ne lui soit arrachée, l’étudiant y fixe souvent un cordon ou une courroie qu’il pose sur sa visière en période d’accalmie ou fixe sous le menton par mauvais temps (grand vent ou nombreux marolliens).

Les casquettes ont des visières courtes, moyennes ou longues. Le bleu casse sa penne (ou, éventuellement, la fait casser par un ancien) d’une manière individuelle pour personnaliser son couvre-chef.

Le bleu décore ensuite le tissu de sa penne. Voici, en général, la manière dont il procède :

Sous le triangle encadrant les lettres U.L.B. (Université Libre de Bruxelles) ou V.U.B. (Vrij Universiteit te Brussel), il coud un écusson jaune représentant le coq wallon rouge ou le noir lion flamand. Il brode Libre-Examen ou Vrij Onderzoek, la date de son baptême, une ou deux sentences ou maximes qui lui sont particulièrement chères ou sa devise. Dans les espaces restés libres, il va agrafer, au fur et à mesure que passent les années, des insignes, souvenirs de fêtes et des médailles, distinctions sportives de toutes tailles, de toutes formes et de toutes couleurs…



Les règles et coutumes enoncées ci-dessus sont, en général, unanimement respectées.

In « L’étudiant par Esbé » Ed. resp. : S. Brabant, 106, av. Derache, Bruxelles 5., Page 26-27, achevé d’imprimer le 12 août1960.






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Publié dans Estudiantineries

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