L'origine de l'alto
Origines de l’alto:
D’un aspect historique, l'Alto fut créé par le CEA.
HEC Saint-Louis a dispensé des cours du jour depuis 1988.
Ses étudiants fondent le CEA dans la foulée.
Le cercle se positionne d’emblée comme un lien entre la calotte et la penne. Rien de noble dans ce but, mais bien une contrainte…
Les fondateurs provenant de plusieurs cercles de l’ULB n’ont pas envie d’être comitards d’un cercle calottin (qui de plus risque alors le rattachement au CAU).
Mais, école Catholique oblige, ils ne peuvent pas non plus instaurer la Penne.
Pas d’autre solution que de créer son propre couvre-chef en le positionnant "neutre".
C’est ainsi qu'est créé le concept de l’Alto.

Reste à lui trouver une forme… Le choix est vite fait entre la calotte à visière et la Penne sans visière (entre deux maux, on choisit le moindre), quant aux couleurs…
Le velours gris est en stock à la maison de la casquette, et n’a jamais été utilisé pour un couvre-chef, le gros-grain orange qui aurait dû venir sur l'alto vu l'enseignement commercial donné à HEC Saint-Louis n'est pas retenu pour une question d'... estétique!
Le velours rouge étant ce qui s'harmonise le mieux avec le gris, voilà pourquoi l'alto est illisible par la plupart des autres folklores.
Puis s’écoulent deux années qui permettent aux partenaires chrétiens d’HEC St-Louis d’oublier les tensions engendrées par la création de ce cercle (culotté !) non "calotté".
Et en 1990, le cercle annonce la possibilité d’un rajout de visière au couvre-chef. Il n’est pas besoin d’annoncer que la majorité rajouta cette penne, puisqu’il faut bien appeler les choses par leur nom…
(oui, moi aussi j'ai suivi le m
(Ce n’est que tardivement que la casquette a prit le nom de ce typique accessoire servant paraît-il au départ à protéger les yeux des étudiants en chimie).
Pourtant l’Alto, seul couvre-chef baptismal de genre masculin s’il vous plaît, s’est déjà imposé avec une philosophie chez tous les baptisés des deux premières années !
Mais le mal est fait … On ne prend plus trop la peine d’expliquer ces origines aux délégations, on n’a plus besoin d’expliquer ce qu’est ce couvre-chef étrange et sa psychologie…
Au fil des années, que reste t’il comme différences entre la penne et l’Alto des origines ?
Pour les autres cercles, n’est-on pas perçus comme des originaux ayant décidé d’appeler Alto leur penne ?
Notre folklore étant somme toute relativement semblable au leur.
A l’époque, nous tentions un rapprochement inter-guindailles : Les pennés, bien sûr, et de toutes sortes, ceux qui ont des bleus, ceux qui les remplacent par des "Groen" ou des "lapins", mais aussi les calottins, les faluchés, les Calottins avec visière (Si, si, ça a existé - et certain traine encore parmi quelques ordres calottins!), pas un type de guindaille fréquentant Bruxelles ou Louvain la neuve n’ignorait ce que nous étions !
En deux mots, le mot d’ordre est l’ouverture aux autres.
L’Alto original se présente comme le calot d’une penne, démuni de sa visière (la visière se nomme penne - C'est d'elle que provient le nom du célèbre couvre-chef). Par la suite, l'Alto a accepté l'ajout de la penne de façon facultative ( dont la taille est laissée à l’apréciation du possesseur). De même, l'Alto peut se porter à la manière de la Calotte. Ces règles sont inaliènables - Elles touchent à la liberté individuelle.
L'Alto est obligatoirement gris souris pour le velours. Au niveau de la bande, se portent les étoiles et couleurs. La couleur des études étant conventionnelle, il n'y a pas lieu de délibérer sur le sujet.
Sur le dessus : Il y a bien sûr l’indication du cercle. Mais il peut aussi s’y trouver -et ce sur son périmètre- l’année de baptême ou de dépucelage, une devise propre au propriétaire de l’alto.
Sur les côtés : Les breloques usuelles des autres couvre-chefs sont admises.
A l’envers : Un ou plusieurs trous prouvant que l’alto a été dépucelé. Les breloques du "Jardin secret" sont admises, quoique peu pratiquées.
Port de l'Alto:
L'Alto se porte en toute occasion et est indispensable lors de tout repas, de toute cérémonie, soirée, sortie, “guindaille”, ainsi que lors des réunions d’associations, cercles, corporations, régionales, ordres,...à caractère estudiantin ou académique.
Le porteur d’Alto se découvre :
- - pour marquer le deuil,
- - quand il est dans un lieu consacré,
- - quand il est présenté au Roi,
- - quand il prend la parole, entonne un chant, ou effectue un à-fond.
- - quand par respect, soutien et amitié il entend un hymne national, un chant d’association, de régionale, d’ordre,...
Le port illicite d’un alto implique immédiatement de graves sanctions infligées par son propriétaire ou toute autre personne d’autorité reconnue.
L’abandon d’alto est également sévèrement puni et l’alto doit être “racheté”.
La perte de l'Alto laisse également le choix de la façon de retrouver son bien: "Passer" son Alto à la façon de la calotte, ou racheter l'Alto à la façon de la penne, auprès d'une autorité reconnue... Mais ici, le choix est laissé à la dite autorité. En aucun cas, la perte de l'Alto n'implique de repasser son baptême.